La porte aux oiseaux - Katie Hickman
Quatrième de couverture :

Constantinople, 1599. Une délégation de marchands anglais s'apprête à remettre au sultan une extraordinaire horloge mécanique, présent de la reine. Parmi eux, Paul Pindar porte depuis deux ans le deuil de sa fiancée Celia Lamprey, disparue en mer. Lorsqu'il apprend la présence, derrière les murs interdits du harem, d'une jeune femme ressemblant en tous points à son amour perdu, une quête impossible commence. La situation semble d'autant plus désespérée qu'au sérail une impitoyable lutte de pouvoir oppose la mère du sultan et sa favorite.
Des siècles plus tard, Elizabeth Staveley, jeune universitaire, découvre un fragment de manuscrit concernant une belle captive. Tout de suite, elle se passionne pour cette histoire tombée dans l'oubli depuis quatre cents ans.
Entre amours interdites et enquête historique, Katie Hickman nous livre une grande fresque romanesque, dans le monde envoûtant d'un harem ottoman.
Mon avis :
Voilà un mois et demi environ que je suis inscrite sur un super forum : Club de lecture sur lequel Karine obtient très souvent des partenariats pour les membres. Celui-ci me tentait beaucoup comme j’adore les récits historiques à deux voix, alternant passé et présent et ce que je peux dire c’est que ce fut une lecture très plaisante.
Etant « bloquée » à la moitié de L’ombre du vent et la fin du mois avançant à grand pas à défaut de la fin de mon livre, j’ai décidé de lire en parallèle La porte des oiseaux pour être sure d’être dans les temps. Je ne lis que très rarement deux romans en même temps car j’aime me consacrer à un seul et m’y plonger corps et âme mais je déteste avoir l’impression de ne pas avancer. Grand bien m’a pris car, malgré que je l’aie lu tranquillement, je pense que ce roman m’a évité la totale panne de lecture. Le prologue se passe à l’époque contemporaine, Elizabeth découvre un manuscrit qui va la faire remonter dans le temps, en 1599. Lors du premier chapitre, le ton est donné. On plonge dans un Constantinople passé aux couleurs vives et aux effluves parfumés et on est tout de suite pris par l’ambiance. Elizabeth et Celia m’ont autant plu l’une que l’autre et je me suis vite attachée à elles. L’ensemble des personnages est recherché et bien fouillé, j’ai trouvé que tous avait de la profondeur. L’auteur alterne entre époque contemporaine et splendeurs passées mais les chapitres narrant les péripéties de Celia sont plus nombreux que ceux consacrés à Elizabeth. C’est, je trouve, un bon choix car l’histoire de Celia méritait d’être fouillée comme il se doit. J’ai adoré être transportée dans ce harem de la fin du XVIème siècle, plein d’exotisme et de mystères. Les descriptions sont vraiment très plaisantes, on y décèle même une certaine poésie et même si elles ralentissent un peu le récit, rien de très gênant. On ne peut s’empêcher de se poser des questions pendant tout le roman et au fur et à mesure que certaines se résolvent, d’autres apparaissent. J’ai été tenue en haleine jusqu’aux dernières pages et, là encore, quelques mystères subsistent. On ne peut que supposer que les réponses aux dernières questions sont bien les hypothèses formulées par Elizabeth à la fin du roman.
C’est donc un bon roman historique qui m’a franchement plu. L’auteur a su me convaincre et m’emporter malgré quelques longueurs et je lirais avec plaisir ses futurs romans. A savoir que chez le même éditeur et dans le même genre, je recommande chaudement les romans de Kate Mosse (Oui, avec un « E », pas le mannequin hein ...), auteur qui me comble à chaque fois.
Je remercie bien sur chaudement les éditions JC Lattès, le forum Club de lecture et tout particulièrement Karine pour ce très bon moment.

