Prodigieuses créatures - Tracy Chevalier

Publié le par mivava.over-blog.com

 

Quatrième de couverture :
54510737 p
"La foudre m'a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai" Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces "prodigieuses créatures" dont l'existence remet en question toutes les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d'un milieu modeste se heurte aux préjugés de la communauté scientifique, exclusivement composée d'hommes, qui la cantonne dans un rôle de figuration. Mary Anning trouve heureusement en Elizabeth Philpot une alliée inattendue. Celte vieille fille intelligente et acerbe, fascinée par les fossiles, l'accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double peu à peu d'une rivalité, elle reste, face à l'hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle fane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses Créatures, l'histoire d'une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l'une des plus grandes découvertes du XIXe siècle.



Mon avis :

J’ai enfin lu ce roman dont on a vanté les mérites un peu partout, profitant des vacances. Je n’ai pas lu La jeune fille à la perle, je ne peux donc pas comparer, mais je peux dire que ce fût une lecture plaisante dans l’ensemble quoique un peu trop lente par moment.

Tout d’abord, Tracy Chevalier a une écriture très agréable, certes pas vive, mais fine et délicate. Elle l’utilise au profit de la narration du destin de deux femmes qui, malgré la condition de celles-ci au XIXe siècle, réussissent à s’imposer dans un milieu réservé aux hommes grâce à leur intelligence. Et pourtant j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Mary et Elisabeth. L’auteur a voulu montrer qu’elles se démarquaient par leur sérieux et leur absence de futilité mais elles m’ont finalement parues ennuyeuses et le fait de proclamer leur statut de « vieilles filles » leur a ôté un peu de leur nature de femmes fortes. Cependant, on apprend  dans le postscriptum que ces deux femmes et la plupart des personnages de second plan ont bel et bien existés, on comprend alors la volonté de l’auteur d’avoir voulu écrire les faits tels qu’ils ont étés.

Je me suis donc immergée dans cette magnifique Angleterre provinciale et malgré quelques bémols, force est de reconnaître que c’est un très beau roman.

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