Les derniers jours de Paris - Nicolas d'Estienne d'Orves

Publié le par Mivava

 

Quatrième de couverture :
41tKDUZWFeL. SL500 AA300

                                     Un spectaculaire thriller fantastique
                           sur l’histoire de Paris et de ses rivières perdues.

En ce soir de printemps, dans la célèbre ménagerie du Jardin des Plantes, les animaux sont nerveux. Ils crient, heurtent les barreaux de leur cage. Ils pressentent quelque chose.
À deux heures du matin, la police reçoit un appel affolé. Un bébé vient d’être enlevé. Puis le téléphone sonne encore, et encore.
Cette nuit-là, à Paris, ce sont 5 bébés qui disparaissent.
Au lever du jour, la ville est en état d’alerte. Tandis que les forces de l’ordre cherchent les nourrissons, la Seine déborde subitement, une crue géante et inexplicable. En quelques heures, le centre de la ville a les pieds dans l’eau. Paris se noie.
Un seul homme a une piste pour comprendre ce chaos : Sylvain Masson, jeune professeur à la Sorbonne, sait que sa mère, la très renommée conservatrice du Jardin des Plantes, lui cache quelque chose. Est-elle liée au fléau qui s’abat sur la ville ?
Avec Trinité, une petite surdouée de 14 ans témoin d’un des kidnappings, Sylvain va se lancer sur les traces des enfants. Plongeant au cœur des mystères de Paris, dans ses carrières, dans ses catacombes, et plus loin encore, les deux jeunes gens découvrent LE secret. Devant cette vérité si incroyable, si inimaginable, si... irréelle, il leur reste moins de vingt-quatre heures pour sauver la ville.



Mon avis :

Cela faisait un moment, que j’avais repéré ce roman, et ayant besoin d’un livre avec du suspense j’ai enfin décidé de l’ouvrir et j’ai bien fait. La quatrième de couverture mentionne « Erudit, trépidant, parfois poétique, souvent virtuose » et si tous ces petits bouts de phrases toujours glissés sur les quatrième de couverture pour allécher le lecteur sont souvent trompeur, cette fois c’est exactement l’idée que je me fais de ce livre après ma lecture.

Les personnages nous apparaissent attachants dés les premières pages. Sylvain nous fait rêver avec son enfance au jardin des plantes et ce lien, si particulièrement bien décrit, qu’il a avec les animaux de la ménagerie. Pour ce qui est de Trinité, j’ai beaucoup aimé l’histoire des caméras, les chapitres de son point de vue son écrits avec une typographie différente du reste du livre et c’est dés le début les pages que j’ai préféré. Le roman est truffé de références sur l’histoire de Paris, que l’auteur sème tout au long du livre mais sans jamais être lourd. J’ai beaucoup aimé les passages sur les catacombes ou l’histoire sur les anciennes rues et stations de métro qui nous permettent de restituer un Paris un peu XIXème. Le tout si bien écrit qu’on finit par confondre la réalité et la fiction, une écriture fluide dans une langue tout de même assez fine pour un roman contemporain. Seul bémol, l’histoire des arcadiens qui est placée relativement vers la fin du roman et que j’ai trouvé longue car ça a cassait un peu le rythme, mais rien de très gênant. On sent vraiment que l’auteur est cultivé et pourtant il n’en fait pas étalage en balançant des passages descriptifs pompeux, tout est fait de façon délicate.

Je songe sérieusement à lire Les orphelins du mal car si j’y retrouve cette qualité je suis preneuse, c’est vraiment bon. Donc un roman que j’ai vraiment aimé, c’est de la littérature, on peut le dire !

Publié dans Romans contemporains

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