La tour de Malvent - Gilbert Bordes

Publié le par Mivava

1085780.jpgQuatrième de couverture :

En 1919, lorsque Angelo rentre à Malvent après onze ans d’absence, la vieille tour du village se met à émettre un mugissement sinistre. Les habitants sont en émoi : seraient-ils la proie d’une malédiction liée à Angelo ? Le jeune homme, lui, n’a qu’un désir : revoir Marie, celle qu’il a aimée mais qui ne lui était pas destinée. La tension monte au cœur de Malvent... 


Mon avis :

La quatrième de couverture m’avait intrigué simplement grâce à la mystérieuse tour. Sans ça, je n’aurais sans doute pas ouvert le roman mais, bien que l’intrigue de la tour ne soit pas l’élément principal du roman, j’ai apprécié ma lecture.

Gilbert Bordes est un auteur qui me tentait avec d’autres de ses romans, sa série La peste noire surtout  et il est maintenant certain que je les lirais. Sa plume est agréable : simple mais d’une grande fluidité, elle restitue très bien l’ambiance cloîtrée du roman et a la magie de nous faire tourner les pages à une vitesse folle mais quand il ne se passe trop rien, sans ennuyer le lecteur une seule seconde. L’ambiance donc, un des, sinon le point fort du roman. J’ai très bien ressenti l’atmosphère pesante de ce petit village d’après-guerre avec ses éclopés superstitieux. On entre un peu plus dans une sorte d’huis-clos et cette impression est encore accentuée grâce à l’énigmatique tour et au printemps qui ne vient pas.

Par contre, je ne peux pas considérer ça comme un point faible car c’est une volonté de l’auteur, ça fait parti de l’histoire, mais les personnages m’ont agacé à un point … ! Mis à part Angelo, son chien : Pinard et Pierre, tous les autres personnages m’ont fortement tapés sur les nerfs. Tous apparaissent comme arriérés, étriqués … ignares. C’est fort mais malgré tout le bon mot. Et ça m’a énervé, mais alors … Je les ai vraiment détestés, si bien que si une épidémie de je ne sais quoi avait terrassé le village, j’aurais applaudi un grand sourire aux lèvres … et je n’exagère même pas.

L’histoire est assez prévisible mais, comme je l’ai dit avant, je ne me suis absolument pas ennuyée, si bien que j’ai finis le roman en quelques heures seulement, pratiquement sans en sortir le nez. L’auteur réussit à maintenir, non pas un suspense car on ne peut pas réellement dire qu’il y en ait, mais un intérêt qui ne nous lâche pas jusqu’aux dernières pages. Je n’ai pas aimé la fin mais je ne peux que reconnaitre qu’elle est dans la continuité du reste du roman. Je ne m’attendais pas vraiment à autre chose et c’est sans aucun doute plus crédible que ce que j’aurais préféré.

En somme, un bon roman historique régional qui, s’il m’a passablement énervé, m’a malgré tout fait passer un moment plaisant. Ce n’est pas bluffant mais ça se lit vite et on tourne les pages avec plaisir. C’est, après tout, le principal et ne me reste plus qu’à découvrir d’autres romans de l’auteur.

Publié dans Romans historiques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article