Et Phocée créa Marseille - Marie Liehn

Publié le par Mivava

Quatrième de couverture :
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À la fin du VIe siècle avant Jésus-Christ, suite à un naufrage sur les côtes ligures, Sîmos, un jeune phocéen de 25 ans, se retrouve confronté à un monde inconnu. Après avoir été l'hôte des indigènes, fasciné par cette région qui ressemble tant à son pays natal, il repart vers Phocée avec la ferme intention de rassembler hommes et bateaux nécessaires à la création d'une cité.  Reviendra-t-il à temps pour empêcher le mariage de celle qu'il aime avec un de ses prétendants ? Ce serait compter sans la haine féroce que lui voue Comanos, épris lui aussi de la belle indigène et de surcroît fils du roi…  Tout le charme vivifiant d'un grand roman d'aventure.


Mon avis :

« Elle ouvrit la porte qui donnait sur la cour. Le crépuscule tombait. La lune montrait son pâle reflet mais sa lumière n’inondait pas encore le balcon, ce balcon où, pour la première fois, le jeune homme l’avait embrassée. Maintenant elle portait son image en elle comme un besoin d’amour auquel aspirait tout son être. » Page 170

Après ce court passage, je commence ma chronique en vous parlant des Agents Littéraires que je tiens d’ores et déjà à remercier. Le concept est simple, réussir à faire connaître des auteurs et ouvrages jusqu’alors inconnus. Il existe une multitude de petites maisons d’édition dont les parutions passent inaperçues. Et je trouve ça fort dommage car ce sont bien souvent des romans très intéressant, qui ne rentraient pas fortement dans les normes marketing des plus grosses structures.

C’est donc le premier roman que j’ai découvert par ce biais et Marie Liehn, bien que l’auteur de déjà plusieurs romans, m’était complètement inconnu. Ses ouvrages ont tous un lien avec Marseille avec ce que j’ai pu en voir et l’auteur a l’air passionnée par l’antiquité grecque, thème qui m’intéresse beaucoup aussi. Ce roman c’est donc le récit romancé de la fondation de Marseille. J’avoue avoir eu quelques difficultés à accrocher, surtout en début d’ouvrage. La plume de l’auteur, bien que très agréable comme vous pouvez le constater dans l’extrait ne me permettait pas de rentrer dans le récit et même si je me suis plus passionnée pour l’histoire par la suite, je suis toujours restée un peu en surface. Ceci mis à part, j’ai passé un très bon moment. Je ne connaissais pas du tout le mythe de la fondation de Marseille, mis à part que ses origines étaient Phocée, j’avais donc tout à apprendre. Le roman est vraiment agréable pour ça, je ne me suis pas ennuyée et l’histoire est particulièrement romanesque. J’ai détesté Comanos mais à l’inverse je n’ai pas eu une grande empathie avec le protagoniste : Simos, Mélanos bien qu’assez peu présent a, en revanche, eu ma sympathie et les personnages de Gyptis et surtout Litavia m’ont beaucoup plus touchées.

J’adore voir la place de la femme dans l’Histoire et ce à toutes époques alors, quand je lis un roman comme celui-ci, il est vrai que j’aime avoir une héroïne forte et courageuse qui se bat pour ses convictions. De ce point de vue là, j’ai trouvé Lativia un peu trop passive à mon goût mais je ne peux pas en vouloir à l’auteur puisqu’elle ne fait que respecter la réalité historique dans laquelle la femme n’avait souvent pas d’autre choix que de rester soumise à l’arrière-plan. D’ailleurs, je pense vraiment que l’auteur a du effectuer de nombreuses recherches afin d’écrire son roman et ça se sent, autant au niveau de la culture grec de l’Antiquité que pour les termes maritimes. Je ne peux que saluer ça car on a vraiment l’impression que tout est vrai, je ne suis pas une spécialiste de cette période mais je ne pense pas qu’il y ait d’incohérences. Il y a aussi, bien sur, dans ce roman une histoire d’amour, vous avez pu vous en douter avec la citation que j’ai mise en début de chronique et j’ai trouvé ce côté du roman particulièrement réussi. L’auteur aurait pu très vite tomber dans une niaiserie qui m’aurait vite agacé et en fait pas du tout. Nous ne sommes pas dans une histoire d’amour à l’eau de rose et bien que ce soit le fond du roman, on ne trouve pas des pages et des pages de clichés.

C’est donc une bonne découverte même si je n’en garderais certainement pas un souvenir marquant. Je le conseille à tous ceux qui aiment la mythologie et l’Histoire et puis aux autres car, bien que je ne sois pas Marseillaise, c’est un thème très intéressant. Je ne mets habituellement jamais de notes comme je l’avais expliqué dans mon dernier bilan du mois (je crois …) mais pour cet ouvrage, mon plaisir de lecture (et non la qualité du livre, je rabâche) correspondrait à un 3,5 sur 5.

Je remercie sincèrement Les agents littéraires et les éditions La Lampe de chevet grâce à qui j’ai pu avoir la possibilité de lire cet ouvrage.

Publié dans Romans historiques

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clairdelune 21/05/2011 17:30



Pfff ben si tu fais un avis super tentant, je ne pourrais pas résister... (nooooon - cri de ma LAL )



Mivava 21/05/2011 17:44



Haha, il risque d'être tentant oui ... (Siiiiiiii - elle dit juste non pour faire bonne impression en fait ... )



clairdelune 21/05/2011 16:00



Je t'avouerai qu'il ne me tente pas plus que ça. Je crois que je ne vais pas le prendre en note. Il a l'air intéressant mais pour l'instant, ce n'est pas trop mon genre de lecture



Mivava 21/05/2011 16:03



Oui, c'est sur que si le thème ne t'intéresse pas, tu pourrais t'ennuyer  Je te tenterais avec le prochain
j'espère Muhaha 



Lady K 20/05/2011 20:48



Oh ! Il a l'air intéressant ce livre ! Il me tenterait bien moi :D



Mivava 20/05/2011 20:49



Oui, il est intéressant, j'espère qu'il te plaira si tu as l'occasion de le lire