Alexia - Quand nous étions morts - Francesc Miralles

Publié le par Mivava

Quatrième de couverture :
51AsPVkM15L. SL500 AA300
Un village catalan accroché à la montagne.
La mer au pied de la falaise.
Le chemin qui monte au cimetière.
Depuis la mort de mon frère jumeau, j’erre dans cet univers. Quand surgit le chant de cette fille, étrange, surnaturel, comme venu d’outre-tombe, je crois revenir à la vie. Alexia. Troublante, terrible Alexia. Mon nouvel horizon.
Pour la seconde fois, ma vie bascule. Voici « Retrum », l’histoire de ma descente aux enfers …


Mon avis :

Comment résister à une telle couverture et un tel résumé ? Intriguant, mystérieux au possible. A peine l’avais-je vu que je l’ai pré-commandé. Comme d’habitude quand je me jette sur un livre à sa sortie, il a ensuite poireauté dans ma PAL. Et puis là, avec deux essais ratés, deux livres auxquels je n’accrochais pas au début, j’avais besoin de quelque chose de détente, qui m’emporterait dés les premières pages.

On peut dire que c’était le livre idéal pour répondre à mes attentes. Le prologue donne le ton, c’est plein de mystères, l’ambiance est déjà très spéciale et les descriptions sont à la limite du poétique. Il n’est pas dans mes habitudes de vous faire un résumé de l’intrigue et là je vais essayer au maximum de ne pas vous en parler. En effet, l’intrigue est pleine de surprises et vraiment très originale j’ai trouvé. Ca change tellement de tous les romans jeunesses qui sortent ces temps-ci, celui-ci se distingue enfin vraiment du lot ! Pas de vampires, de loup-garous ou de je ne sais quelle créature et pourtant l’atmosphère est juste magique ! C’est surement le point le plus réussie du roman et je me dis de plus en plus que l’Espagne a un cadre qui insuffle la féerie partout où il est utilisé. Je commence à découvrir la littérature espagnole et je suis franchement charmée. Une ambiance sombre, un peu hors temps aux accents gothiques, il ne m’en fallu pas plus. Et moi qui adore les cimetières l’intrigue m’a complètement envoûtée, ensorcelée. J’ai été emportée dés les premières pages et portée tout au long du roman par la plume de l’auteur. D’un style fluide et particulièrement agréable, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de l’auteur. Ni trop, ni trop peu. La balance entre dialogues et descriptions est juste parfaite. Les dialogues ne sont pas idiots et les descriptions se revêtent d’un je ne sais quoi poétique, j’ai trouvé à ces moments là que la plume de l’auteur était vraiment belle.  Bien sur, ce roman comporte une histoire d’amour mais je n’ai absolument pas trouvé ça niais et ça c’est à relever. Pas de moments ou de sentiments dégoulinants mais des vraies émotions.

J’ai trouvé les personnages bien fouillés et je me suis beaucoup attachée à eux et ce, très rapidement. L’intrigue est bien construite, surprenante et originale avec plusieurs coups de théâtre très bien réussis. D’ailleurs, à un des coups de théâtre au milieu du roman, l’élément déclencheur j’ai envie de dire, j’ai vraiment cru que mon intérêt allait se faire la malle alors que pas du tout ! L’auteur réussi vraiment à continuer de nous captiver. Pour être un peu terre-à-terre, le roman est divisé en cinq parties et se lit très vite. Les pages défilent vraiment sans qu’on s’en rende compte. Chaque chapitre commence avec une citation et, souvent, c’est un truc qui a tendance à m’agacer. J’adore les citations, qu’on se le dise, vous savez que je les note sur un petit carnet mais quand il y en a trop, à chaque début de chapitre j’ai tendance à saturer. Ici, ça n’a pas été les cas et quand, d’habitude je contente d’en lire une sur trois au bout d’un moment, je les ai ici toutes lues. Je les ai trouvé vraiment bien choisis et adaptées à l’histoire, aucune ne tombe comme un cheveu sur la soupe et, du coup, ça apporte un vrai plus au roman. J’en connaissais certaines, d’autres pas et j’ai trouvé ça vraiment très agréable. Enfin, j’ai cru que j’allais détester la fin, je me disais « Non, non, non, ça va quand même pas être LE point négatif du roman, c’était si bien parti … » Et bien … non ! En fait l’auteur retourne la situation, et même si j’avais deviné une bonne partie de la fin, ça n’en reste pas moins surprenant et il ne nous reste qu’une seule envie : crier pour avoir la suite !

C’est donc une excellente découverte, j’ai passé un super moment. Voilà enfin un roman qui sort du lot et qui a réussi à m’envoûter avec son atmosphère si spéciale et si bien maîtrisée. Je pense que celui-ci vaut vraiment le coup d’œil et je ne regrette absolument pas de l’avoir acheté comme ça peut m’arriver quand les romans ne sont pas en poche. Je ne sais pas quand la suite nous arrivera en France mais il y a de très grandes chances pour que je me jette dessus.

Publié dans Jeunesse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

MyaRosa 07/06/2011 22:44



Je te rejoins sur tous les points. J'ai vraiment adoré ce roman et tu l'as très bien dit, l'auteur arrive mettre de la magie dans une histoire qui n'a pourtant rien de magique. J'ai vraiment
adoré et j'attends la suite avec impatience. Je pense même que je le relirai d'ici là.



Mivava 08/06/2011 13:39



 Oui, un excellent roman ! Ca change de tous les trucs formatés qu'on voit et ça fait plaisir ! J'attends moi
aussi la suite avec beaucoup d'impatiente 



Hidile 04/06/2011 18:06



Oh oui, j'aimerais tellement pouvoir les avaler tous d'un seul coup. Il faut absolument que tu lises Murakami. C'est un dieu. Je n'ai lu qu'un livre de lui (Les Amants du
Spoutnik) et je suis déjà amoureuse. J'ai tellement hate de lire Le passage de la nuit. (grrrrr saleté de PAL).



Mivava 04/06/2011 18:08



C'est ce que je me dis ... J'ai toujours l'impression d'être en retard par rapport à tous les livres qu'il me reste à lire. Une vie ne suffira jamais ! Bon, il va vraiment falloir que je m'y
mette alors 



Hidile 04/06/2011 17:41



Merci pour cette découverte. J'ai maintenant très envie de me jeter dessus. Malheureusement je sors tout juste de la librairie, avec un roman de Haruki Murakami (tout aussi bien et tout aussi
important) pour gonfler ma PAL déjà bien assez conséquente. Dans ce cas il va falloir attendre que mes presque trentes PALiens (ça ne se dit pas je sais) soient dévorés (par moi-même).



Mivava 04/06/2011 17:45



 Ce drame constant de la PAL ... Je t'en pris, je fais mon blog dans ce but là !  Murakami, j'en entends tellement de bien de cet auteur, j'ai la Course au mouton sauvage dans ma LAL depuis des lustres, il va
vraiment falloir que je m'y mette ... Bon courage pour ce dévorage alors ! Règle leur leur compte que tu puisse te procurer Alexia