Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 20:07

Quatrième de couverture :

51YFZ263QVL._SL500_AA300_-copie-1.jpgLaisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C'est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le Fight Club t'offre cette liberté. Première règle du Fight Club : Tu ne parles pas du Fight Club. Deuxième règle du Fight Club : Tu ne parles bas du Fight Club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c'est rien que de la branlette. Tyler dit que l'autodestruction est sans doute la réponse. Métaphore acide et jubilatoire d'un monde au bord du chaos, perdu faute de révolution.


Mon avis :

Après avoir vu le Millenium de Fincher et totalement complètement adoré je me suis dit que j’étais maintenant obligée de voir Fight Club. C’est quand même cultissime, ça m’attire énormément et je ne pourrais jamais attendre le prochain volet de Millenium pour revoir Fincher à l’œuvre. Du coup, logique, j’ai voulu lire le roman avant, d’autant plus que Palahniuk était un auteur que je voulais découvrir.

Aussitôt acheté, aussitôt lu et pourtant il m’a fallu des semaines et des semaines pour tourner la dernière page. Ma première pensée en refermant le roman a été : je n’ai strictement rien pigé. Bon bien sûr c’est exagéré mais je ne sais pas si je l’ai lu dans de mauvaises conditions (oui les transports en commun n’offrent pas une possibilité de concentration maximale quand même) si le livre est confus ou si c’est moi qui suis carrément stupide. Les trois sont envisageables, c’est peut-être d’ailleurs les trois à la fois. Bon toujours est-il que je suis encore dans un flou total, d’où la raison de : ça fait à peu près deux mois qu’il me reste trois pages à lire et que je ne sais absolument pas comment je vais me dépatouiller à faire mon avis. Tout d’abord, je compte totalement voir le film et ensuite relire le livre car je me dis que je comprendrais bien mieux avec une relecture qui alliera des scènes visuelles.

Pour autant, je n’ai pas détesté loin de là. Je me sens juste un peu idiote. Je serais bien incapable de vous résumer l’histoire évidemment, à compter qu’il y en ait vraiment une. Le roman présente une sorte de philosophie aux accents nihilistes mêlée à un soupçon d’anarchisme …Rien n’a d’importance et surtout pas la vie. Tout est illusoire … (J’écris vraiment à tâtons car j’ai peur décrire quelque chose de totalement absurde ou contradictoire avec le livre … Traumatisée la blogueuse.) On a donc notre narrateur qui est un peu ce qu’on pourrait appeler un paumé de la vie. Victime de l’open-space, son travail l’ennui profondément et il se retrouve victime de la société totalement absurde dans laquelle nous vivons, sans plus vraiment de goût à rien. C’est donc une sorte de dénonciation de cette société au bord de l’implosion dans laquelle il n’y a plus d’individus … seulement des masses. En cela, évidemment, j’ai adoré et c’est pour ça que j’ai une réelle envie de comprendre !

On ne peut pas dire que les personnages soient réellement attachants, on reste relativement à distance d’eux. Malgré tout, je me suis quand même rattaché au narrateur même s’il m’a plusieurs fois tapé sur les nerfs par la passivité qui se dégage de lui dans certains passages. Autrement, les personnages de Tyler Durden et Marla sont, je trouve, très inaccessibles. A la fois, cela renforce leur côté insaisissable et accentue le flou dans lequel tout évolue. C’est souvent en sous-entendu mis à part pour le détail des combats alors je nageais un peu dans un univers qui parait à la fois si réaliste et si … déconnecté. Et cette impression de flou (je garde ce terme parce qu’il est très approprié) est vraiment rattachable à ce que peut ressentir l’individu face à cette société dont je parlais plus haut.

L’écriture est bien loin de quelconques fioritures, c’est direct et brut ! Cela convient parfaitement et il n’en aurait pas pu être autrement pour un roman tel que celui-ci. La construction psychologique des personnages est franchement intéressante. Notre narrateur plonge peu à peu dans une espèce de folie qui entraîne le réel à la si mince frontière d’où l’on distingue absolument plus le vrai de ce qui ne l’est pas. Ils sont admirablement bien inscrits dans le roman, leur présence semble réellement « naturelle ». La scène de la rencontre avec Tyler m’a franchement marqué ! Il y a une telle puissance symbolique … cette recherche de la perfection et le réalisme presque fataliste qui s’ensuit … Cette scène qui aurait surement été comme toutes les autres pour certains m’a totalement enthousiasmé ! Je suis bien impatiente de voir comment Fincher l’a retraduite dans le film. Fight Club est donc une sorte d’O.V.N.I, plutôt complexe et dont la lecture entre les lignes doit relever un millier de petites richesses et symboles cachés.

En conclusion,  un avis en demi-teinte puisque je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. Cependant j’aurais aussi du mal à vous raconter que j’ai adoré puisque j’ai l’impression d’avoir raté tellement de choses … Je compte donc sur l’adaptation et une relecture pour éclairer quelque peu ma lanterne et j’espère que, en comprenant profondément le message de l’auteur, je réussirais à retrouver la magie de la scène de la rencontre dans tout le reste du roman.

Par Mivava - Publié dans : Inclassables
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 18:12

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Alors, ce week-end était celui du Salon du livre et j'étais bien évidemment de la partie. Sauf que cette année, j'ai été supra méga hyper raisonnable ! Les achats en détail, ça va aller vite. Je suis fière de moi haha

51NZe-kfApL._SL500_AA300_.jpg La jeune romancière Gabrielle Dancel épouse Philip Sedley qu’elle a rencontré à Cherbourg lors d’une séance de dédicaces. Après leur voyage de noces en Italie, ils reviennent vivre au château de Tourlaville dont, enfant de la région, garçon manqué élevée sans le sou par une grand-mère analphabète, elle rêvait de devenir la châtelaine. Son enfance campagnarde a été bercée par le récit des drames qui se sont déroulés dans ce château dont elle peine aujourd’hui à prendre possession. C’est un monde nouveau et déroutant qu’elle découvre, avec ses codes, ses non-dits, ses serviteurs et un époux plus mystérieux qu’il n’y paraissait de prime abord. Un monde dans lequel la jeune femme puise le sujet de son prochain roman, directement inspiré de l’histoire authentique de Julien et Marguerite de Tourlaville, un frère et une soeur qui, au XVIe siècle, ont vécu jusqu’à la mort un amour qu’on ne sait s’il ne fut que tragique ou incestueux. Dès lors, Gabrielle, habitée par son roman en cours, semble vivre à cheval entre le présent et le passé, et l’arrivée au château de Terry, la soeur de Philip, dont elle ne soupçonnait même pas l’existence, va jeter la confusion dans son esprit. L’Histoire est-elle en train de se répéter ou bien l’angoisse qui monte en Gabrielle est-elle le fruit de son imagination ? Drames, folie, amours tragiques… N’est-ce pas le château lui-même qui, à travers les siècles, s’en prend sans relâche à ses habitants ? 

51c0aj1Op1L._SL500_AA300_.jpg Les plus grandes terreurs naissent dans l'enfance et prennent racine au plus profond de nous. Qu'est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?
Par une nuit d' hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?
À travers ce nouveau roman étonnant de maturité, Sire Cédric ramène son héroïne aux origines du mal qui l'empoisonne. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l'intrigue, impitoyablement, terriblement. Vos nuits n'ont pas fini de vous surprendre. 

C'était l'évidence même que j'allais acheter le dernier Sire Cédric. Une obligation. Je ne pense pas vous surprendre donc et j'ai été à la dédicace, le monsieur est tout aussi extrêmement sympathique que la dernière fois. C'est toujours un grand plaisir de discuter avec lui ! J'ai également fait dédicacer le Viviane Moore que j'ai pris sur un coup de tête vu que c'est le premier roman que je lirais d'elle. Je l'ai vu in extremis dédicacer et elle a finit de me convaincre, elle est très agréable aussi.

 Une journée bien sympathique, moins fatiguante que les autres années et pourtant il y avait du monde. A croire que je m'habitue. J'espère que ces livres seront de belles découvertes et je vous reviens sous peu avec un vrai article cool et pas un petit machin tout radin comme celui-ci. Je vous souhaite de bien belles lectures les amis. A bientôt 

Par Mivava - Publié dans : Tags / PAL / Blablatages
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 13:38

Quatrième de couverture :
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Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a 34 ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel -bref, un homme comme les autres.


Mon avis :


Beigbeder fait parti de ces auteurs victimes d’à-priori de la part de certains alors j’avais envie de tenter par moi-même pour me faire ma propre opinion. En plus, j’étais tombé sur un extrait qui avait achevé de me convaincre et cet extrait c’était de L’égoiste romantique !

J’avais lu des commentaires très négatifs sur ce livre mais j’ai bien fait de passer outre puisque j’ai adoré ! Certes, le roman pourrait en énerver plus d’un puisqu’il nous raconte les pérégrinations et lamentations d’un coureur de jupons mégalomane et ne sachant plus quoi faire de son argent. Dis comme ça et vu le contexte, clairement, ça ne donne pas une envie folle. Seulement, l’histoire s’efface complètement face au style de l’auteur. On ne peut pas dire que c’est de la littérature au sens propre du terme et pourtant j’ai trouvé le style excellent ! C’est truffé de petites phrases, aphorismes et passages géniaux ce qui fait que j’ai relevé un nombre de passage tout à fait extraordinaire pour les noter dans mon petit carnet ; je ne vous mens pas en vous disant qu’il y en a plus d’une vingtaine.

Autant dire que mon engouement a immédiatement été de taille au fur et à mesure que je relevais mes petites phrases, voire des pages entières. Frédéric Beigbeder propose ici une vraie critique de la société de consommation, du monde du show bise ou encore de la politique à certains moments. Ce récit semi-autobiographique, sous forme de journal, est truculent et bourré d’autodérision. Rien n’est à prendre au premier degré et ça fait ressortir à merveille nos travers, j’ai trouvé que c’était vraiment très « humain ». On a beau ne pas appartenir au même milieu que le protagoniste, j’ai eu une très grande empathie pour lui. Complètement cynique et désabusé, il y a malgré tout de petites percées de romantisme mais on ne tombe jamais dans le niais. Oscar Dufresne, le protagoniste, a beau se lamenter, c’est fait avec assez d’humour pour qu’il n’y ai pas de pathos. Certaines pages sont d’une superficialité et d’un snobisme sans pareil, mais là encore, ça n’enlève pas la profondeur de certains passages.

Je n’ai pas eu à déplorer de longueurs et pourtant il n’y a pas d’action à proprement dite. L’auteur réussit à nous emporter avec ses bons mots et nous offre une réflexion qui nous permet de nous amuser de nos petits travers. Ca se lit vite, c’est divertissant mais pas que ! Si je devais formuler un bémol, je le mettrais certainement sur les personnages secondaires que j’ai trouvé très fades. Là où Oscar nous parait si réel, les autres nous apparaissent clairement comme créés de toute pièces et pourtant je pense que l’auteur a du s’inspirer de son vécu pour les créer eux-aussi. Cependant, ça ne prend pas le pas sur le plaisir de lecture puisque ce n’est pas franchement gênant et ça n’en met que plus en valeur notre cher éternel insatisfait : Oscar Dufresne.

En somme, c’est un excellent moment de lecture avec ce roman mêlant la fiction avec une certaine réalité de l’auteur. A la fois désabusé ou parfois triste et drôle et plein de dérision mais toujours plein d’esprit ! C’est à présent certain que je lirais d’autres écrits de cet auteur !

Par Mivava - Publié dans : Romans contemporains
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 15:41

Bonjour, bonjour ! 

Si vous me lisez encore j'ai de la chance car je vous ai un peu abandonné ... Comme vous avez pu le voir j'ai posté un article hier, il fait parti de la série de chroniques qui me reste de mes lectures d'Août que je compte essayer de programmer de manière à ce que vous ayez des articles régulièrement pendant un temps tout du moins. J'ai tout de même des lectures en cours qui me permettent d'alterner avec les chroniques d'aout donc j'ai pu poster quelques autres articles et d'autres vont venir.

Je vous fait un petit article pour vous dire que j'ai TOUUUUT mis à jour entre aujourd'hui et hier. Les "lectures en cours/avis à venir" et "Dernières chroniques" sont donc à jour et ce n'est pas fini ! Lors de cet instant divin de motivation, j'ai également mis à jour ma PAL qui était franchement trompeuse (oui la mise à jour l'a faite augmenter de 13 livres ... ) et également, et là il m'a vraiment fallu du courage, la liste des livres chroniqués. Parce que je m'étais aperçue qu'il y avait plusieurs qui s'étaient couplés entre eux (Allez ! Le 14 Février était y a pas si longtemps, ils en ont profité aussi !) Ce qui fait qu'il y avait un lien commun pour deux ou trois chroniques (c'était la fête du slip) ... J'ai donc remis tout les liens à leur place et remplacé les liens morts ainsi que ceux qui n'allaient pas vers les bons articles. Comme ça, toutes les catégories, ma PAL et l'index sont tout beaux, tout propres !  

Autrement, un petit tour de mes lectures en cours ! Je viens de finir L'égoiste romantique de Beigbeder, donc j'essaye de vous faire mon avis au plus vite, aujourd'hui pourquoi pas ... *Motivé ! motivé !*. Il me reste 3 pages de Fight Club (Eli je t'entends te moquer d'ici ! ) donc théoriquement je devrais l'avoir fini dans moins d'un mois ... (). J'ai aussi un peu avancé mes Méditations poétiques de Lamartine que j'avais honteusement laissé de côté et j'ai commencé, mais presque fini une petite BD franchement sympa au nom tout aussi sympa : Les bêtises de Xinophixéros de Tony Sandoval et je vais essayer de vous en faire une chronique mais je ne vous cache pas que j'ai beaucoup de mal pour les BD donc nous verrons ...

Tout bientôt le meurtier, dévastateur, machiavélique, malfaisant ... Salon du Livre ! J'ai hâte de me ruiner ... J'espère que vous allez bien et souhaite de bonnes vacances à ceux qui y sont ainsi que bon courage aux autres et ... bonne lecture bien sur !

Par Mivava - Publié dans : Tags / PAL / Blablatages
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 18:56

Quatrième de couverture :
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Meet Valevine the inventor, Minty who was once a witch, gorgeous, glum Solstice, her little brother Cudweed and his monkey, Fellah, and Edgar the raven, their self-appointed Guardian.

Edgar is so preoccupied that when Cudweed sees a guh ... a guh ... You-Know-What, Edgar almosts forgets that he's the Guardian of Otherhand Castle. But the rumblings and wailing from the Lost South Wing can no longer be ignored. Lord Valevine is busy trying to save the family from destitution with his latest Gold-Detecting-Gadget, so it's up to Solstice and Edgar to go ghost-hunting, and pit their wits against the obnoxious Captain Spookini.



Mon avis :

Etrange de se dire que je lisais ce roman sur la plage … Oui il me traine dans les mains depuis plus d’un mois. Et ça va certainement être encore plus étrange puisque comme je publie mes avis de façon décalée vous ne lirez peut-être cet avis qu’en décembre ou je ne sais quoi. Ca donne un petit côté absurde, je trouve ça plutôt sympa !

Donc, venons-en au bouquin ! Je continue ma lecture en VO et j’aime toujours autant ça ! Ceci-dit, c’est en parti responsable du fait que j’ai mis tant de temps à le finir. Charge de travail = fatigue + manque de temps = panne de lecture. L’équation habituelle et, avec la fatigue, même dans les petits moments que j’ai, je ne suis capable d’aucune concentration donc m’amuser à lire en anglais … Enfin, toujours est-il que j’ai fini dans un instant de suprême motivation et je trouve cette série toujours aussi plaisante. Ghosts and Gadgets est donc le second tome de The Raven Mysteries, une série pour grands enfants qui me fait pas mal penser à La famille Addams dont je suis complètement fan ! J’avais déjà fait cette comparaison dans mon avis sur le premier tome : Flood and Fang et je suis ravie de voir que la série ne perd en rien cet esprit « Addamsien ».

D’ailleurs ! Hors-sujet du jour (je suis toujours aussi incapable d’être organisée) j’ai vu, mais vous le savez peut-être déjà, que Tim Burton (mon maitre absolu du cinéma) devrait faire une adaptation en long métrage 3D de La famille Addams … Autant vous dire que j’étais à la limite de l’hystérie quand j’ai appris ça … Fin de la longue parenthèse. (Sans transition) Cette fois-ci c’est une histoire de fantôme rôdant dans le mystérieux château de Otherland qui préoccupe nos loufoques habitants. Et que dire du franchement louche Capitaine Spookini avec lequel le hasard fait un peu trop bien les choses. J’ai à nouveau aimé l’intrigue que nous livre Marcus Sedgwick, qui peut paraître simpliste certes, nous ne sommes pas dans un thriller avec une psychologie de haute volée mais qui me charme franchement. Certains moments sont cocasses à souhait et vraiment délectable. L’univers créé par l’auteur correspond tout à fait à ce que j’aime et les illustrations de Pete Williamson sont toujours aussi géniales.

Il réussit à compléter parfaitement l’atmosphère du texte, en parfaite harmonie avec l’auteur il nous permet de relever des petits détails qui nous auraient échappés sans ça. Ses dessins me donnent toujours envie de prendre un peu d’encre et de tous les refaire, je ne peux m’empêcher d’avoir la main qui me démange pendant toute ma lecture. J’adore toujours autant les personnages, même notre petit enragé de singe : Fellah a failli me sembler un peu plus sympathique. Au niveau de la compréhension je trouve cette série IDEALE pour commencer à lire en VO. Un anglais simple mais loin du langage 4-5 ans quand même puisque je trouve le vocabulaire plutôt varié, on n’est pas dans quelque chose de complètement naïf. En plus, les illustrations, en plus de leur intérêt graphique et esthétique, m’ont plusieurs fois permis de rattacher une phrase que j’avais un peu zappé et d’ainsi mieux comprendre ce que je lisait. Je le conseille donc énormément à tous ceux qui veulent se lancer dans la lecture en anglais. En plus, c’est un vrai plaisir.

Un tome qui m’a convaincu et qui me donne envie de me jeter sur le troisième tome : Lunatics and Luck qui est dans ma bibliothèque. Je vais tout de même attendre un peu et lire en français le temps que mon cerveau se soit remis à l’endroit. Le quatrième tome : Vampires and Volts paraîtra le 6 Octobre et ça promet de très beaux instants puisque Otherland sera en fête pour … Halloween !

Par Mivava - Publié dans : Romans VO Anglais
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 22:21

Quatrième de couverture :

9782253098089.jpgOn sait tout de Candide, sauf une chose: quel rapport l'auteur avait-il avec ses personnages? Les a-t-il imaginés ou connus? A-t-il partagé certaines de leurs aventures? Est-il caché dans un coin du roman pour les observer? Ce regard que Voltaire pouvait porter de l'intérieur sur sa création, c'est justement celui qu'au-delà des connaissances acquises, on a eu l'audace de tenter de porter sur Candide. Cette édition change l'interprétation du plus étudié, mais aussi du plus secret des contes voltairiens. Il s'y présente de façon nouvelle. Ce n'est plus seulement, comme on l'a dit, un « catalogue de tous les malheurs humains », mis au service d'une campagne « philosophique » contre la doctrine de la providence. C'est, dans sa genèse et dans sa structure, un voyage sentimental au pays de la mémoire.


Mon avis :

Après Zola, je vous fais encore ici un billet pour une lecture de cours et ça ne va clairement pas être le dernier puisque les lectures imposées se multiplient en ce moment. Balzac, Camus & co. vont surement très prochainement se risquer en ces lieux. Aujourd’hui, c’est du Voltaire que nous allons manger.

Autant dire contrairement à la plupart des lectures qu’on m’impose j’ai ici réussi à apprécier tout de même le roman, ce qui est franchement un exploit que je ne pensais plus possible. Il sera surement bon de le relire plus tard car je suis certaine que j’y trouverais de nouvelle chose. Je peux d’ores et déjà commencer par vous dire que si vous souhaitez étoffer votre culture littéraire et ajouter quelques classiques à votre actif, tournez vous donc vers Voltaire. Non seulement parce que c’est un incontournable de la littérature française mais surtout parce que ça se déguste avec une facilité qui fera, à coup sur, se carapater tous vos préjugés sur les classiques. Parce que Voltaire, c’est FLUIDE ! Ca n’en reste pas moins un grand auteur qui sait magner les mots avec brio et réussit à faire passer de vraies valeurs dans ses textes. Par contre, il n’était pas copain avec les pages et les pages de descriptions à n’en plus finir, truffées de métaphores obscures et alambiquées. Ca se lit donc très vite, comme un vrai divertissement.

Bien sur, le roman n’aurait pas été élevé à un tel rang dans la littérature si ça n’avait été qu’un divertissement. Comme je le disais plus haut, l’auteur réussit à nous faire passer des messages forts. On peut le voir comme un portait d’époque mais cela reste à prendre avec des pincettes car ici l’exagération est reine et le surréalisme prend parfois le pas sur la réalité. Néanmoins, les valeurs portées et la critique des mœurs, restent bel et bien intemporelles. Particulièrement audacieux, Voltaire s’en prend autant à certaines formes de philosophie ou de politique ou tout simplement à l’humain et sa capacité de mouton … mais surtout à la religion ! Et là Voltaire n’y va pas avec le dos de la cuillère … et quand on y réfléchit, tout est dans les sous-entendus. Et c’est là qu’est le coup de maître de Voltaire car sa plus belle arme est l’ironie et c’est ce qui fait tout sa virulence ! Certains passages sont pleins d’esprit et on est souvent pris à sourire.

Cela peut par contre sembler un peu répétitif et comme les personnages ne sont pas construits pour être source d’empathie, j’ai failli me lasser à la fin. Mais le roman est court et l’érudition manifeste de Voltaire suffit à nous tenir en haleine. Ce qui reste à retenir c’est la vision particulièrement lucide et éclairé de l’auteur sur le monde et son temps. Le caractère si naïf de Candide permet justement de le faire paraître complètement à contre-courant et d’ainsi mettre en lumière les bassesses humaines et les illogismes de la société. Véritable ouvrage de philosophie où le libre-arbitre et la pensée personnelle sont les plus grandes des richesses et où l’argent et le pouvoir ne sont qu’illusoires. Les événements s’enchaînent avec un rythme très soutenus et il émane du texte une certaine violence. Certains termes ou situations surprennent encore le lecteur d’aujourd’hui comme lorsque Candide marche sur les membres encore palpitants des hommes fauchés par cette si « belle guerre » …

Classé comme conte philosophique, ce court roman de Voltaire est au final un peu inclassable. A la fois conte cruel et ouvrage de philosophie où le sérieux se dispute avec le cocasse. La bêtise et la folie des hommes y sont dénoncées comme nulle part ailleurs et pourtant jamais de discours moralisateurs qui ne viennent gâcher notre lecture. Même si j’ai eu peur de me lasser vers la fin, c’est un petit bijou de sous-entendus et d’ironie qui nous fait, encore aujourd’hui, voir notre société d’un autre œil.

Par Mivava - Publié dans : Classiques
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Présentation

Lecture en cours/Avis à venir:

Lecture en cours :

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100 / 425 pages lues

Avis à venir :
- Le projet Shiro de David S. Khara
- Ce cher Dexter de Jeff Lindsay 
- Irrésistible alchimie de Simone Elkeles 

Lecures à venir :

Dans un temps proche ou fort lointain ...

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